Soi et les autres.

Il y a, je dirais, un point tournant, majeur, celui de s’apercevoir non pas superficiellement mais en profondeur, que tout ce qui émane de nous nous reviens. Tout, sans exception. Que tout ce que nous sommes, que nous étendons de l’intérieur de nous-même, sans même nous en apercevoir bien souvent n’a aucun autre but que celui de nous revenir…et cette découverte fait partie intégrante de celle que tous les autres humains, les animaux, les plantes, les objets, tout, est la même et unique chose, Soi. 


Parfois cette découverte est mentale. Nous avons tellement lu de livre sur le sujet, peut-être fait quelques expériences, et tandis que nous nous amusons à le répéter en dehors et autour de soi, à l’intérieur la séparation brille encore par ses effets évidents…et nous nous surprenons à nous enflammer contre quelqu’un, quelque chose comme si c’était vrai, parce que nous le sentons pour vrai. C’est un très beau barème pour voir en soi les zones d’ombres où il y a encore la sensation d’être séparé, à part, différent. Cette sensation d’être séparé est aimée, chérie, entretenue car elle semble être l’ultime, soi, l’être que nous sommes, elle devient vitale, viscérale et l’urgence de sa protection prend le relais sur tout le reste. 


Un beau jour arrivera peut-être un grand éclairci du dedans même. Un de ceux qui fait en sorte que tout à coup il est viscéralement vécu et reconnu que la parcelle d’un diamant ne peux pas vivre en se croyant séparé des autres parcelles sans que ça soit le diamant tout entier qui soit alors atteint. La goutte d’eau d’un océan ne peut pas se fâcher contre l’eau, en vouloir aux autres autour d’elle, vague, remous, écume sans que l’eau tout entière ne soit atteinte. Impossible donc de ne pas s’apercevoir, et bien souvent l’effet est instantanée, que ce que nous faisons aux autres c’est à nous-mêmes que nous le faisons. Vous avez déja entendu cette phrase, je n’en suis pas l’auteure, elle est répétée depuis des milliers d’années, mais lorsqu’elle prend état en soi vraiment, une véritable « bataille » de choix surgit. 

Le choix et ses conséquences apparentes. Le choix de faire STOP en soi ou plutôt le non-choix de voir surgir un méga STOP en soi lorsque quelque chose d’impulsif pointe en direction de la séparation et veut nous entrainer dedans, tentant de miner petit à petit les expériences d’unités que nous avons pu vivre et qui sont vraies, justes, inscrites de plus en plus dans nos veines. Et ce choix, ce non-choix, n’est pas de tout repos car tout ici sur terre est basé sur le jugement, la réaction, le constat duquel il faut prendre position, se protéger émotionnellement et psychologiquement. 

Parfois je souris lorsque je lis des témoignages de personnes qui pensent qu’une fois le retournement vécu, cet « événement » nommé l’éveil installé dans sa vie, ce n’est que béatitude, beauté dans la reconnaissance de l’Un, et que tout ce qui est vécu reflète cela sans jamais faillir. Il n’y en a qu’un qui l’a vécu ainsi et c’est celui qui était nommé Jésus. Pour la plupart d’entre nous, le début de l’évidence puissante qu’il n’y a jamais eu que des corps qui semblent séparés tandis que « les » esprits que nous sommes sont l’Esprit Absolu, Seul contenant tous amène un espèce de combat intérieur où les mécanismes de survie doivent laisser la place, malgré tout ce qui se passe sur Terre, à l’Innocence, la non protection, la tombée des masques, le non jugement, la pleine intégration de l’Absolu que nous sommes. 




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